Le maintien étant quasiment assuré, Mécha Bazdarevic commence à savourer cette première saison réussie en L1. L'entraîneur de Grenoble en profite également pour évoquer le prochain recrutement isérois.
Mécha Bazdarevic, le maintien de Grenoble est presque assuré à cinq journées de la fin. Est-ce un soulagement ?
Bien sûr. Mais le soulagement sera complet quand on sera certain de se maintenir mathématiquement. Il faut encore aller chercher quelques points pour ça.
Est-ce une satisfaction de voir que Grenoble n'a finalement jamais été en position de relégable cette saison ?
C'est une énorme satisfaction. Peu de monde le pensait au début de saison. Tout est dû aux joueurs : je pense qu'ils ont bien bossé. C'est une très belle saison.
Est-ce aussi une revanche par rapport au peu de confiance que vous accordaient les observateurs ?
Une revanche avec nous-mêmes. On s'est donné un objectif qui, au départ, était très compliqué à accomplir. Les gens ont peut-être pensé qu'on avait un effectif trop juste mais on a travaillé et on a réussi ce qui, pour beaucoup de personnes au début de saison, était injouable.
Quels vont être vos objectifs lors des cinq derniers matchs ?
Déjà, assurer mathématiquement ce maintien. Etre le plus performant possible et essayer de se classer à la meilleure place possible. Il y a encore des matchs difficiles à jouer. Il faut rester concentré et jouer du mieux possible. C'est toujours plus intéressant de terminer onzième plutôt que seizième. Ce serait bénéfique à tous les niveaux, pour nous et pour le club.
Est-ce rageant d'avoir raté la finale de la Coupe de France ?
On était tout près : c'est rageant et frustrant de ne pas pouvoir toucher à cette finale. On ne sait pas encore trop pour quelles raisons on l'a ratée. On a laissé passer une très belle occasion. Aller en finale aurait été magnifique. On n'était pas à notre meilleur niveau ce soir-là et puis, on ne va pas encore évoquer quelques autres raisons (ndlr : Mehmet Bazdarevic a reproché son arbitrage à M.Piccirillo).
Cette demi-finale contre Rennes restera comme la déception de la saison ou préférez-vous retenir votre beau parcours ?
Pour nous, jouer les demi-finales était déjà un très beau parcours. Mais c'est toujours une déception, surtout quand on va regarder la finale. Ça va être dur pour nous. Après, le championnat était l'objectif et on arrive gentiment au moment où on va obtenir ce qu'on voulait. Aujourd'hui, il faut bien terminer et travailler pour la saison prochaine.
« Si j'ai prolongé, c'est pour rester »
On dit souvent que la deuxième saison dans l'élite est plus compliquée que la première. Avez-vous des inquiétudes ?
C'est sûr que ça va être plus dur. On en est conscient. Il faut s'appuyer sur tout le travail qui a été fait. Après, j'espère qu'on va avoir les moyens de renforcer l'équipe qui a fait un très bon parcours cette année.
Les dirigeants vous ont-ils donné des assurances sur les moyens ?
Pour l'instant, on n'a pas trop d'assurances. Déjà, on pourra bosser avec les moyens qu'on a cette année. C'est déjà pas mal.
Beaucoup de joueurs sont en fin de contrat ou en fin de prêt. Est-ce qu'il y en a que vous voulez particulièrement garder ?
On a commencé à étudier tout ça mais sans trop rentrer dans le vrai. Je pense qu'on va vraiment commencer à partir de la semaine prochaine. On n'a pas encore décidé ce qu'on va faire (ndlr : les noms de Moncef Zerka, Stéphane Darbion, Yann Jouffre, Benjamin Genton, Mohamed Aboutrika et Ideye Brown figureraient notamment sur les tablettes du club isérois).
Souhaitez-vous conserver Sandy Paillot, prêté par Lyon ?
Je pense qu'on veut tous le garder. Mais si c'est trop cher, ce sera certainement très difficile (ndlr : l'option d'achat serait fixée à deux millions d'euros). On va essayer de négocier mais c'est surtout la volonté du joueur qui fera la différence. Je pense que Sandy a envie de rester. Si le joueur se plaît là où il est, il y a toujours une possibilité pour trouver une solution.
Est-ce que vous pourriez quitter Grenoble cet été ?
Tout est possible. Mais j'ai un contrat. Si j'ai prolongé, c'est pour rester. Après, s'il y a des choses qui se passent et qu'on ne peut pas faire autrement, on verra à ce moment-là.
La piste menant au Stade Rennais a notamment été évoquée. Avez-vous eu des contacts ?
Pour l'instant, il n'y a pas de piste.